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Le mouvement communautaire autonome somme la CAQ de tenir ses promesses – Revue Relations (cjf.qc.ca) – Février 2022


 
L'inflation se traduit notamment par une hausse du coût de la vie et pousse plus de gens à recourir à l'aide des banques alimentaires.
Depuis le début de la pandémie, les demandes d’aide alimentaire faites à Moisson Mauricie / Centre-du-Québec ne cessent d’augmenter. En 2021, l’organisme enregistre 1000 demandes mensuelles supplémentaires, alors que Moisson Mauricie / Centre-du-Québec notait déjà une augmentation marquée des demandes l’année précédente.

 

Ce sont les personnes seules qui ont eu davantage besoin d’aide alimentaire au cours de la dernière année. Plus de 60 % des ménages aidés sont composés de personnes seules, ce qui représente une augmentation de 4,5 % par rapport au début de la pandémie en 2019.

Le coût de la vie augmente et nous craignons une nouvelle hausse des demandes prochainement. Nos statistiques le montrent, les personnes seules se retrouvent davantage fragilisées », indique le président du conseil d’administration de Moisson Mauricie / Centre-du-Québec Jean Pellerin, par voie de communiqué.

Le nombre de personnes aidées par l’organisme est de 26 500 personnes chaque mois, dont plus de 7800 enfants.

La seule bonne nouvelle au tableau est que la situation de précarité semble s’être résorbée pour une partie des personnes qui ont eu besoin d’aide alimentaire dans la dernière année, mais la demande a tout de même augmenté par rapport à 2019.

Les arrivages de nourriture en diminution

Alors que le nombre de demandes explose, les arrivages de nourriture, eux, connaissent une diminution importante.

Moisson Mauricie / Centre-du-Québec travaille de concert avec le réseau des banques alimentaires du Québec et du Canada pour pouvoir répondre à la forte demande actuelle.

Les organismes qui offrent des services d’aide alimentaire ont tous dû adapter leurs services au contexte pandémique. La concertation du réseau a permis de répondre aux besoins grandissants.

Une hausse «importante» du salaire minimum à venir, selon Québec

Vincent Larin | Agence QMI

Photo d’archives Agence QMI, Mario Beauregard

Poussé par la hausse du salaire moyen, le salaire minimum est à la veille de connaître «une hausse importante», mais l’établir à 20 $ l’heure créerait un «choc économique important», croit le ministre du Travail, Jean Boulet.

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Il a réagi ainsi mercredi aux récents propos du président du conseil d’administration de Cogeco, Louis Audet, qui souhaite que le salaire minimum soit augmenté de façon significative, à 20 $ l’heure, afin de diminuer les inégalités sociales.

Le salaire minimum a été fixé à 13,50 $ l’heure le 1er mai dernier, en augmentation de 3,1 %. La cible du gouvernement est de respecter un ratio de 50 % entre le salaire minimum et le salaire horaire moyen au Québec.

Environ 287 000 personnes avaient alors bénéficié de cette augmentation.

«Évidemment, avec la pénurie de main-d’œuvre, ça fait une pression à la hausse sur le salaire [moyen] et, donc, il y aura certainement une hausse importante du salaire minimum en tenant compte de cet environnement-là», a donc indiqué le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, mercredi.

Mais l’augmenter d’un coup au-delà de la cible de 50 % du salaire moyen entraînerait «vraisemblablement des mises à pied, des licenciements et l’impact sur le décrochage scolaire pourrait quand même aussi être important», ajoute-t-il.

Le ministre se défend toutefois de faire de la résistance.

«Mais de passer de 13,50 $ l’heure à 20 $ l’heure, ça aurait des effets économiques qu’on n’est pas en mesure de gérer actuellement», a-t-il dit.

Questionné à savoir s’il était possible de vivre convenablement en gagnant 14 $ de l’heure, par exemple, Jean Boulet a refusé de se prononcer.

«Ça dépend de chaque personne et ça dépend des circonstances, mais n’oubliez pas qu’il faut aussi tenir compte du revenu disponible et le filet social au Québec est particulièrement bien développé», a-t-il affirmé.

Plus d’un million de personnes en situation de pauvreté au Québec

TVA Nouvelles

 

Dimanche, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. C’est d’actualité, parce que quelque 1,2 millions de personnes sont présentement en situation de pauvreté au Québec, dont 600 000 dans le Grand Montréal.

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On considère qu’une personne seule est en situation de pauvreté si elle gagne entre 22 000 $ et 28 000 $ par année dans une ville comme Montréal, tandis que pour une famille de quatre personnes, c’est un montant de 44 000 $ annuellement.

 

«Dans une ville comme Montréal, avec les coûts de logement qui ont augmenté de façon astronomique, on se retrouve à payer 150 $ à 200 $ de plus par mois, ce que ça cause, dans les faits, c’est un recours aux banques alimentaires», explique Claude Pinard, président-directeur général de Centraide du Grand Montréal.

«On va aussi voir des familles obligées de se déraciner de leur quartier, donc quitter le tissu social autour qui les aide à passer à travers différentes situations, donc créer de l’anxiété chez l’enfant, et aussi certaines familles vont accepter, parce qu’elles n’auront pas le choix, d’aller vivre dans des logis insalubres.»

Selon M. Pinard, l’avantage de Centraide, c’est que l’organisation se retrouve au centre du triangle qui est le public, le privé et le communautaire.

Centraide a donc l’opportunité de jouer un rôle de rassembleur sur la question de la sécurité sociale, de la sécurité alimentaire, du logement, et de la violence conjugale.

«Ce qui est important pour nous, c’est de définir ensemble ce qui est acceptable à Montréal et ce qui ne l’est pas pour fixer nos objectifs et de collectivement dire  »voici où on doit faire une action » et s’assurer que nos actions doivent porter.»

L’importance de l’éducation

M. Pinard explique qu’en ce moment, à Montréal, il y a des quartiers où 41 % des enfants ne terminent pas leur secondaire.

«C’est sérieux. Donc quel est le premier facteur déterminant de la pauvreté? C’est l’éducation», souligne-t-il. «On doit s’assurer que les enfants puissent rester à l’école pour qu’ils brisent éventuellement le cycle de la pauvreté.»

 

Plusieurs facteurs peuvent favoriser une situation de pauvreté, comme une perte d’emploi ou un enjeu de santé mentale ou psychologique.

Il y a 11 Centraide au Québec qui investissent 90 M $ investis dans les communautés, «ce qui fait de Centraide le plus important investisseur sociocommunautaire après le gouvernement», note M. Pinard.

«C’est important d’appuyer la campagne cette année parce qu’on voit, c’est que la pandémie n’est pas terminée et énormément de fatigue de la part des organismes communautaires qui doivent aussi composer avec la pénurie de main d’œuvre», note-t-il.

Les gens qui veulent faire un don à Centraide sont encouragés à le faire sur leur site web.